Phénomènes et enjeux


En un siècle (1906-2005), la température moyenne à la surface de la Terre a augmenté d’environ 0,74 °C. L’augmentation des températures en France au cours du XX ème siècle est de l’ordre de 1°C.

Plusieurs signes témoignent de ce réchauffement : le recul des glaciers de montagne, la montée du niveau des océans et la réduction de la surface occupée par la banquise.
La comparaison entre les observations et les simulations du climat permet d’attribuer l’essentiel du réchauffement climatique des 50 dernières années aux gaz à effet de serre d’origine humaine.

En Rhône-alpes, des indicateurs indirects confirment le changement climatique déjà attesté par l’évolution des paramètres météorologiques : le recul des glaciers, la hausse du niveau des mers (de l’ordre de 17 cm au cours du 20e siècle), les changements dans les dates de cultures (arrivée à maturité des pommes en Savoie avancée d’un mois) et de vendanges (autorisation de vendanger avancée d’un mois dans le Beaujolais depuis 1945), le déplacement géographique d’espèces (remontée de la chenille processionnaire du pin de 55 km vers le nord au cours de la dernière décennie)… L’explication principale de ces modifications climatiques est liée à l’intensification du phénomène d’effet de serre.

Qu’est-ce que l’effet de serre ?

La majeure partie des rayonnements solaires traverse l’atmosphère et chauffe directement la surface de la Terre. En retour, notre planète renvoie de la chaleur vers l’espace sous forme de rayonnement infrarouge. Les gaz à effet de serre, présents naturellement dans l’atmosphère, retiennent une partie de ce rayonnement terrestre et le renvoient vers le sol, provoquant ainsi un réchauffement de la basse atmosphère.

Si l’on émet des gaz à effet de serre supplémentaires dans l’atmosphère, la surface terrestre se réchauffe davantage.

Un réchauffement récent d’origine naturelle ?

Certains facteurs naturels sont susceptibles de faire varier la température à la surface de la Terre :
- La variabilité interne du climat. Elle est due en particulier aux interactions des différentes composantes du système climatique (atmosphère, océans, banquise, végétation…).

- Le rayonnement solaire arrivant sur la Terre. Il varie selon l’orbite terrestre, les modifications de l’inclinaison de l’axe des pôles et l’activité solaire.
- L’activité volcanique. Certains gaz émis dans l’atmosphère par les éruptions volcaniques deviennent des particules qui absorbent une partie du rayonnement solaire.

Mais ces variations ne suffisent pas à expliquer le réchauffement observé.

La comparaison entre les observations et les simulations du climat permet d’attribuer l’essentiel du réchauffement climatique des 50 dernières années aux gaz à effet de serre d’origine humaine.

Quels climats futurs en France ?

Ce simulateur, développé en collaboration avec le magazine Sciences et Vie, reproduit les conséquences climatiques en France métropolitaine pour la période 2050-2100 de deux scénarios d’émissions de gaz à effet de serre générées par les activités humaines.
Il ne s’agit pas de prévisions météorologiques mais, en dépit des incertitudes liées à l’imperfection du modèle et au caractère chaotique de l’évolution du système climatique, on dispose ici d’une estimation plausible du climat du futur. Il faut donc s’attacher à considérer la tendance globale de l’évolution des paramètres climatiques et non pas le résultat spécifique pour une année ou une saison en particulier.

Et dans le Sud est de la France …consultez le rapport d’étude exploratoire des effets potentiels des changements climatiques sur les territoires du Grand Sud-est aux horizons 2030 et 2050  en cliquant ici.

Et dans le monde ?

L’accroissement des activités humaines, qui nécessite notamment la combustion d’énergies fossiles, sources de CO2, participe à une augmentation de la couche naturelle de gaz à effet de serre, et, corrélativement, au réchauffement de notre planète. Ce constat a été récemment scientifiquement consolidé par le Groupe Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat (GIEC) au titre de son quatrième rapport qui rassemble notamment quelques éléments clés :
- Le réchauffement moyen constaté à la surface de la terre au cours du siècle écoulé s’élève à 0,74°C,
- Le niveau de concentration de gaz à effet de serre dépasse tout ce qui a pu être observé depuis 650 000 ans sur la variation naturelle du climat, notamment grâce aux études sur les glaces,
- Le réchauffement est dû à l’activité humaine avec 90% de certitude,
- Le rythme d’accroissement actuel des concentrations de gaz à effet de serre provoquera un réchauffement moyen de 0,2° par décade durant les 30 prochaines années, ce qui laisse entrevoir un très probable réchauffement compris entre 1,8 et plus de 4 °c suivant les scénarii, durant ce siècle.

Pourquoi limiter le réchauffement à 2°C et pas plus ?

La limitation du réchauffement à +2°C en 2050 par rapport à 1990 (accord de Copenhague)  est due au fait que l’on sait que cette température moyenne a déjà été atteinte dans le passé, il y a plus de 100.000 ans, sans qu’il ne se produise de catastrophe climatique. Il est donc probable qu’il en soit de même de nos jours.

En revanche, comme l’évolution du climat n’est pas linéaire et qu’il existe des effets de seuil, il n’y a aucune certitude qu’au-delà de 2°C d’augmentation de la température moyenne il n’y ait pas un emballement climatique.

En effet, à partir de certains niveaux de température et d’humidité, le fonctionnement climatique actuel, avec ses puits de carbones, son albédo etc. peut bifurquer et provoquer des changements radicaux très dommageables pour les écosystèmes et les sociétés.

La prudence incite donc à respecter cette limite des 2°C, qui n’est toutefois pas absolue. Cependant, plus l’on s’en éloigne, plus les risques d’une bifurcation aux conséquences dramatiques augmentent.

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